Ici, tu as toujours ta place.
Et pourtant, ton esprit s'est lancé dans une véritable enquête. Ai-je fait preuve d'égoïsme ? Devrais-je envoyer un autre message ? Peut-être devrais-je simplement dire oui.
Avant de rédiger ta lettre de démission émotionnelle pour avoir osé avoir des besoins, prenons un instant pour réfléchir.
La culpabilité peut être utile. Lorsque nous agissons à l'encontre de nos valeurs ou que nous blessons quelqu'un, elle peut nous encourager à prendre nos responsabilités, à présenter nos excuses et à réparer nos torts.
Mais ressentir de la culpabilité ne signifie pas nécessairement que nous avons fait quelque chose de mal. La culpabilité dépend aussi de la manière dont nous interprétons nos actions, et pas uniquement de ce qui s'est réellement passé.
Parfois, la question n'est pas tant « Ai-je manqué de bienveillance ? » que « Ai-je déçu quelqu'un ? ». Ces deux questions méritent d'être examinées séparément.
Essaie de te poser les questions suivantes :
- Ai-je causé du tort, ou ai-je simplement exprimé une limite qui n'a pas plu à quelqu'un ?
- Ai-je manqué à un engagement que je devrais reconnaître ?
- Est-ce que j'agis à l'encontre de mes valeurs, ou simplement à l'encontre d'une attente que je souhaite remettre en question ?
- Y a-t-il quelque chose à réparer, ou est-ce que j'espère qu'en présentant de nouvelles excuses, ce malaise finira par disparaître ?
Avec tout mon amour,
Drea
Petit rappel : cet espace est dédié à l'information et à la réflexion personnelle, et non à la thérapie. Il ne crée pas de relation thérapeutique.
Référence
Tangney, J. P., Stuewig, J., & Mashek, D. J. (2007). Moral emotions and moral behavior. Annual Review of Psychology, 58, 345–372.
DOI : 10.1146/annurev.psych.56.091103.070145