Comprendre la thérapie

Les bonnes pratiques Google Ads tirées de mon expérience de thérapeute

Alisée Eggermont

Psychanalyste

·15 août 2026 · mis à jour 16 août 2026 7 min de lecture Relu par un clinicien

Lorsque je me suis installée en cabinet, j'avais la même inquiétude que beaucoup de jeunes thérapeutes.

« Comment trouver mes premiers patients ? »

Pendant nos études ou nos formations, nous passons beaucoup de temps à apprendre notre métier. Nous réfléchissons au cadre thérapeutique, à notre posture clinique, à l'éthique de notre pratique, à la supervision. En revanche, on nous parle très peu d'un sujet pourtant essentiel : comment développer une activité libérale.

Or, sans patients, il n'y a tout simplement pas de pratique clinique.

Au début de mon installation, je me suis souvent sentie un peu perdue. Je savais accompagner un patient, mais je ne savais pas vraiment comment permettre aux patients de me trouver.

J'ai donc essayé plusieurs solutions : certaines m'ont permis de démarrer progressivement et d'autres se sont révélées moins efficaces que ce que j'espérais.

Avec le recul, je crois qu'il n'existe pas de recette miracle. En revanche, il existe des stratégies qui correspondent plus ou moins à votre manière de travailler, à votre localisation ou encore à votre spécialité.

J'avais envie de partager ici mon expérience, parce que c'est l'article que j'aurais aimé lire lorsque je me suis installée.


Commencer grâce aux rétrocessions

Mes premiers patients, je les ai reçus grâce à des rétrocessions. Pour beaucoup de jeunes thérapeutes, c'est une excellente porte d'entrée. Elles permettent de commencer à recevoir des patients sans avoir immédiatement la pression de remplir entièrement son agenda. Elles offrent également l'occasion de découvrir le fonctionnement d'un cabinet, d'échanger avec d'autres professionnels et de gagner progressivement en expérience clinique. Avec le recul, je considère que cette étape a été très importante dans mon parcours.

En revanche, les rétrocessions présentent aussi une limite puisque, par définition, elles dépendent de l'activité d'un autre professionnel. Alors, on construit son expérience, mais pas nécessairement sa propre patientèle.


Pour les professions règlementées : Doctolib, une première visibilité

Beaucoup de psychologues ou de psychothérapeutes s'inscrivent sur Doctolib. Pour une personne qui cherche un psychologue, la plateforme est simple à utiliser et très connue du grand public. Être présent sur Doctolib apporte donc une première visibilité. Toutefois, cela peut ne pas suffire puisque la concurrence y est importante, notamment dans les grandes villes.

Les patients comparent souvent plusieurs profils et il devient parfois difficile de se démarquer lorsqu'une recherche affiche plusieurs dizaines de professionnels. Doctolib apparait comme une bonne solution, mais je pense qu'elle ne peut pas toujours constituer, à elle seule, une stratégie de développement.


Les annuaires et plateformes spécialisées :

Je me suis inscrite sur plusieurs annuaires et plateformes destinés aux thérapeutes. L'idée était simple : plus mon profil apparaissait à différents endroits, plus j'avais de chances d'être contactée. Là encore, quelques demandes sont arrivées mais, avec le recul, les résultats sont restés relativement modestes. Je me suis rendu compte que beaucoup de plateformes fonctionnaient de manière assez similaire : on crée un profil, on attend qu'un patient tombe dessus et l'on espère qu'il nous choisisse parmi de nombreux autres professionnels.

Cette approche peut fonctionner, mais j'avais le sentiment de rester très dépendante du fonctionnement de ces plateformes. J'avais envie d'une stratégie plus active, qui me permette d'être visible au moment où une personne recherchait précisément un thérapeute.


Ce qui a réellement changé les choses : Google Ads

Certains thérapeutes peuvent être réticents à l'idée de faire de la "publicité" pour leur cabinet : avoir le sentiment que cela n'était pas compatible avec les valeurs de notre profession. Après tout, notre métier consiste à accompagner des personnes en souffrance, pas à leur vendre une thérapie.

Puis, après avoir testé les rétrocessions et plusieurs plateformes spécialisées, je me suis posée une question toute simple :

« Quelle est la différence entre convaincre quelqu'un de consulter et permettre à une personne qui cherche déjà un thérapeute de me trouver ? »

Cette réflexion a complètement changé ma manière de voir les choses.

Lorsqu'une personne tape sur Google :

  • « psychanalyste Lyon »

  • « thérapie addiction Lyon »

  • « psychologue Villeurbanne »

elle n'a pas besoin d'être convaincue qu'une thérapie existe. Elle est déjà engagée dans une démarche de recherche : elle cherche simplement le professionnel le mieux placé pour l'accompagner.

À partir de ce moment-là, être visible ne semble plus en contradiction avec la manière de concevoir ce métier. Il ne s'agit pas de chercher à persuader quelqu'un de consulter, mais à permettre à des personnes qui avaient déjà fait cette démarche de trouver le thérapeute qui leur convient.

C'est dans ce contexte que j'ai commencé à utiliser Google Ads.

Au lieu d'attendre qu'un patient tombe, par hasard, sur mon profil parmi des dizaines d'autres, je pouvais être visible au moment précis où une personne recherchait le type d'accompagnement que je proposais. Il s'agit là de la stratégie qui a eu le plus d'impact sur le développement de mon activité.


Pourquoi beaucoup de thérapeutes abandonnent rapidement Google Ads ?

Depuis que je travaille sur ce sujet, j'entends souvent la même chose :

« J'ai essayé Google Ads, ça n'a rien donné. »

Je comprends cette réaction et j'ai moi-même commis beaucoup d'erreurs au début. Google Ads n'est pas un bouton sur lequel on appuie pour que les patients arrivent. Comme tout outil, il demande une réflexion en amont :

  • Quels mots-clés choisir ?

  • Quelle zone géographique cibler ?

  • Quel budget investir ?

  • Comment rédiger une annonce qui reste fidèle à notre éthique ?

  • Que se passe-t-il lorsque la personne clique ?

Autant de questions qui influencent directement les résultats.

Je crois d'ailleurs que beaucoup de thérapeutes abandonnent non pas parce que Google Ads ne fonctionne pas, mais parce qu'ils se retrouvent seuls face à un outil particulièrement technique.

C'est parfaitement compréhensible puisque notre métier est d'accompagner des patients et pas de devenir spécialiste du marketing digital.


Pour les thérapeutes : la visibilité ne remplacera jamais la clinique.

J'aimerais aussi nuancer une idée que l'on entend parfois : avoir une bonne visibilité ne suffit pas.

Un patient ne reste pas parce qu'il a cliqué sur une annonce, il reste parce qu'il trouve un professionnel avec lequel il se sent compris.

Google Ads peut permettre une première rencontre mais il ne remplacera jamais la qualité de votre écoute, votre formation, votre supervision ou votre manière d'accompagner vos patients.

À mes yeux, ces deux dimensions ne s'opposent pas, elles sont complémentaires : l'une permet au patient de vous trouver et l'autre lui donne envie de poursuivre le travail avec vous.


Pourquoi j'ai choisi d'accompagner d'autres thérapeutes en collaboration avec Bloomsline ?

Au fil du temps, plusieurs collègues m'ont posé les mêmes questions :

« Comment as-tu mis en place tes campagnes Google Ads ? »

« Quels mots-clés utilises-tu ? »

« Par où commencer ? »

Je me suis rapidement rendu compte que beaucoup partageaient les mêmes interrogations que moi au moment de mon installation. Ils avaient une pratique clinique solide, une identité professionnelle affirmée, mais ne savaient pas toujours comment développer leur visibilité sans avoir l'impression de faire du marketing.

C'est précisément ce qui m'a donné envie de me former plus spécifiquement à Google Ads et de collaborer avec Bloomsline.

L'objectif n'a jamais été de proposer une méthode standardisée ni d'appliquer les mêmes recettes à tous les cabinets :

  • Chaque thérapeute exerce dans un contexte différent.

  • Chaque spécialité attire des patients différents.

  • Chaque cabinet possède sa propre identité.

Aujourd'hui, j'accompagne des psychologues et des thérapeutes qui souhaitent développer leur visibilité sur Google tout en restant fidèles aux valeurs de leur profession

En collaboration avec Bloomsline, je propose des audits, la création et l'optimisation de campagnes Google Ads, ainsi qu'un accompagnement pensé exclusivement pour les professionnels de la santé mentale.

Parce qu'à mes yeux, développer sa visibilité ne consiste pas à faire du marketing à tout prix. Il s'agit avant tout de permettre à des personnes qui recherchent déjà un accompagnement de trouver le professionnel qui leur correspond.


Pour conclure, lorsque je me suis installée, je pensais que la qualité de mon travail suffirait à faire connaître mon cabinet.

Aujourd'hui, je continue de croire qu'elle est indispensable mais j'ai aussi compris qu'un cabinet, aussi compétent soit-il, ne peut accompagner des patients que si ces derniers savent qu'il existe.

Dans mon parcours, Google Ads a été le levier qui a véritablement fait la différence. Non pas parce qu'il remplace la qualité clinique, mais parce qu'il permet à des personnes qui recherchent déjà un thérapeute de vous trouver au bon moment.

Si je partage aujourd'hui cette expérience, ce n'est pas parce que je pense avoir trouvé une méthode miracle. C'est simplement parce que j'aurais aimé qu'un thérapeute me raconte son propre parcours lorsque je me suis installée.

Au fond, la qualité de votre accompagnement fidélisera vos patients. Google Ads, lui, peut simplement leur permettre de vous trouver. Avec le recul, je crois que cette différence est essentielle.

Écrit par

Alisée Eggermont

Psychanalyste

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